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Parmi les vertébrés, les reptiles sont l'un des groupes dont le statut de conservation est le plus défavorable, l'un des plus menacés d'extinction. Des deux geckos verts endémiques de La Réunion, le plus menacé est sans conteste le Gecko vert de Manapany Phelsuma inexpectata.

  • Les menaces

 

Les menaces majeures qui pèsent sur les populations de reptiles sont les suivantes : 


- l'introduction d'espèces exotiques
- la perte et la dégradation de l'habitat
- les pollutions environnementales
- la surexploitation
- le changement climatique

 

L'introduction par l'homme d'espèces animales exotiques est l'une des premières causes d'extinction d'espèces dans les îles. Mammifères (rats, chats, musaraignes ...), oiseaux (Martin triste, Merle de maurice...), reptiles et arthropodes (Fourmi de feu...) introduits sont des compétiteurs et/ou prédateurs pouvant avoir des effets néfastes sur les populations de reptiles indigènes.

De plus certains reptiles introduits tels que l'Agame arlequin Calotes versicolor et le Gecko des maisons Hemidactylus frenatus peuvent être vecteurs de maladies et de parasites reptiliens potentiellement transmissibles aux espèces endémiques.

 

La perte, la dégradation et la fragmentation de l'habitat sont principalement liées au développement urbain et agricole et aux espèces végétales invasives. Elles conduisent au fractionnement des espèces en populations de faibles effectifs, isolées les unes des autres. Ces petites populations sont sujettes à de rapides déclins des effectifs, voir même à des extinctions locales car elles sont fortement sensibles aux problèmes génétiques (consanguinité...), aux fluctuations démographiques (variation des taux de natalité et mortalité), catastrophes naturelles, maladies ...

 

Les pollutions environnementales telles que les épandages de produits phytosanitaires posent également un problème à La Réunion. Bien que ces contaminants soient suspectés d'avoir contribuer au déclin des reptiles au niveau mondial, il n'existe que très peu d'études écotoxicologiques sur le sujet.

Cette menace a probablement un impact non négligeable sur le Gecko vert de Manapany en raison de la situation géographique de nombreuses populations à proximité de zones agricoles.

 

Le commerce illégale des reptiles en général et des Phelsuma en particulier pose un sérieux problème pour la survie des espèces les plus rares dans le milieux naturel. 99% des Gekkonidés importés vers l'Europe comme NAC (Nouveaux Animaux de Compagnies) entre 1990 et 1999 (soit 174 057 spécimens) appartenait au genre Phelsuma, la plupart provenant de Madagascar.

 

  • Conservation et protection des espèces à La Réunion

 

Les Geckos verts endémiques


Au niveau international : ils n'ont pas encore été évalués par l'Union International pour la Conservation de la Nature (UICN) et ne figurent pas sur la liste rouge des espèces menacées. Cependant le commerce de toutes les espèces du Genre Phelsuma est réglementé par la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction (CITES). Les espèces du Genre Phelsuma font partie de l'Annexe II comprenant les taxa qui ne sont pas nécessairement menacés actuellement d'extinction, mais qui pourraient le devenir. L'importation des espèces de cette annexe est possible mais contrôlée (Convention CITES, Article IV, CITES, 2008).


Au niveau national : ils sont protégés par l'Arrêté du 17 février 1989 qui interdit la destruction ou l'enlèvement des œufs, la destruction, la capture ou l'enlèvement ainsi que la naturalisation des spécimens, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation et leur commerce.

 

 

Le Scinque de bouton


L'espèce est considérée comme disparue et n'est concernée par aucune réglementation nationale ou internationale

 

 

Le caméléon ou "landormi"


Il s'agit d'une espèce exotique introduite par l'homme depuis Madagascar en 1850. Elle est pourtant considérée comme faisant partie du patrimoine culturel (et non naturel) de l'île de La Réunion. A ce titre le caméléon est protégé par l'Arrêté du 17 février 1989.

 

 

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